Arts plastiques

Le Familistère de Guise

Mise à jour : 13 juillet 2016

UNE UTOPIE REALISEE

Premier musée de l’Aisne avec plus de 54000 visiteurs annuels.

« Après une décennie de restauration et de valorisation dans le cadre du programme UTOPIA, le familistère de Guise, toujours habité, est aujourd’hui un musée de site qui raconte l’aventure d’un idéal et l’interroge à travers 5000m2 d’expositions et plusieurs hectares fe jardins. Le parcours de visite conduit de l’appartement du fondateur au théatre à l’italienne, des économats au pavillon central, de la buanderie-piscine aux jardins du palais social. »

« Jean-Baptiste André Godin naît en 1817 dans une famille très modeste à Esquéhéries (Aisne). C’est en parcourant la France pour perfectionner son métier de serrurier qu’il se met en quête d’un idéal pratique de justice sociale. Cet ouvrier inventif crée en 1840 un petit atelier de fabrication de poêles en fonte de fer. Une vingtaine d’années plus tard, Godin est devenu un remarquable capitaine d’industrie, à la tête d’importantes fonderies et manufactures d’appareils de chauffage et de cuisson à Guise et à Bruxelles. Cet industriel autodidacte atypique est aussi journaliste, écrivain et homme politique. Il devient député de l’Aisne en 1871.
Nourri des idées de Saint-Simon, d’Étienne Cabet ou de Robert Owen, Godin a en 1842 la révélation de la doctrine de Charles Fourier. Il sera socialiste phalanstérien. Godin adhère à l’École sociétaire fondée par les disciples de Fourier. Le jeune industriel se révèle plus déterminé que le polytechnicien Victor Considerant dont il a soutenu en 1853 l’essai de colonie fouriériste au Texas. De 1859 à 1884, Godin bâtit à proximité de son usine de Guise une cité de 2000 habitants, le Familistère ou Palais social, la plus ambitieuse expérimentation de l’association du travail, du capital et du talent qui ait été conduite. Le Familistère est une interprétation critique originale du phalanstère de Fourier : une utopie réalisée.
Pendant trente ans, avec l’aide de sa compagne Marie Moret, Godin se consacre entièrement à sa mission réformatrice. Il surmonte toutes les oppositions : du Second Empire, puis de la République conservatrice, de ses concurrents en industrie, des fouriéristes, des habitants de la ville, de sa femme, de son fils, des employés et ouvriers de ses usines. Cependant, à partir de 1864, de nombreuses personnalités et délégations de coopérateurs de réputation nationale et internationale, visitent le Palais social et contribuent à faire connaître l’expérience de Godin en France et surtout à l’étranger : le philosophe Jules Simon ; l’architecte Henry Roberts, Wladimir Taneeuw, avocat fouriériste russe ; le pédagogue Jean Macé ; Edward Vansittart Neale, leader du mouvement coopératif anglais ; le poète et député Clovis Hugues ; les délégations des chambres ouvrières de Paris ; le socialiste américain Lawrence Gronlund, August Strindberg, Émile Zola…

Godin meurt en 1888. Il laisse un patrimoine bâti d’une ampleur exceptionnelle, plusieurs ouvrages importants sur la question sociale et, surtout, l’exemple d’une organisation profondément réformatrice. Longtemps méconnu, Jean-Baptiste André Godin est considéré aujourd’hui comme un des pères de l’économie sociale. »

Textes tirés du site du familistère.

Ouverture de 10 H | 18 H
Novembre-février : tous les jours sauf le lundi.
Mars-octobre : ouvert tous les jours.
Ouvert les jours fériés (lundis compris). Fermeture annuelle lors des fêtes de fin d’année.
Tarifs / Entrée du Familistère de Guise :
Plein tarif : 8,5 €
Tarif réduit : 6 € (6-18 ans, étudiants, demandeurs d’emploi, carte malin).
Tarif famille : 25€
(valable pour 2 adultes et 2 enfants, enfant supplémentaire 6 €)
Groupes à partir de 20 personnes. Sur réservation uniquement. Tarif : 7 € / personne.
Tarif scolaires : 3 € visite libre ou 5 € en visite guidée.

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