Arts plastiques

Sommaire

-* {{Carmontelle}}, Louis Carrogis dit (1717-1806), Les Quatre Saisons, 1798, transparent long de 42 mètres, aquarelle, gouache et encre de Chine sur 119 feuilles de papier doublé de soie. Sceaux, musée du Domaine départemental ; -* {{Barbara Kruger}} (1945-), Untitled (Sans titre), 1994-95, dimensions variables, installation de sérigraphies photographiques sur papier. Cologne, museum Ludwig, collection Ludwig ; -* {{William Kentridge}} (1955-), More Sweetly Play the Dance (Jouer la danse plus doucement), 2015, dimensions variables, installation vidéo 8 canaux haute définition, 15 min, avec 4 porte-voix. Ottawa, musée des beaux-arts du Canada. {{{BIOGRAPHIE}}} {{{** Louis CARROGIS dit CARMONTELLE 1717-1806}}} Autodidacte de la peinture et du dessin, « amuseur » de la haute aristocratie {{1744}} ingénieur topographe lors des campagnes militaires (cartes et plans des fortifications) + troupe théâtrale {{1769}} : présentation d’une peinture sur une grande toile fine verticale rétro-éclairée par des pots à huile pour le mariage du duc de Chartres {{1769-1774}} : la « folie de Chartres » dessin du parc Monceau en jardin extraordinaire positionné sur les carreaux de verre des fenêtres {{1783}} : début de la série des 10 Transparents faisant défiler dans une boîte une bande enroulée, peinte de paysages grandioses et de scènes de genre, rétro-éclairée par le lumière d’une fenêtre. {{{**Barbara KRUGER 1945-}}} Artiste conceptuelle ; Intérêt pour les arts visuels, le design graphique, la poésie et l’écriture. Enseignante à l’Université de Californie à Los Angeles {{1965}} : fréquente la Parson School of Design à New York avec Diane Arbus (photographe) {{1966}} : travaille comme graphiste à la Condé Nast Publications : Revues « Mademoiselle » et « Vogue » + Graphiste et éditrice d’image dans les départements d’art « Maison et jardin » Influencée par A. Warhol et les photomontages de J. Heartfield {{1980}} : artiste « politique » marquée par l’industrie culturelle {{1987}} : 1ere expo personnelle à la galerie Mary Boone à New York {{{** William KENTRIDGE 1965-}}} Artiste vidéo, graveur, peintre, sculpteur, cinéaste… Dénonciateur des violences et des injustices sociales {{1989}} : 1e œuvre d’animation Drawing for projection dans laquelle les mouvements sont superposés et filmés ensemble {{2012}} : projet 6 Drawing Lessons qui traîte du travail d’atelier et de l’atelier comme espace mental {{{CARACTERISTIQUES PLASTIQUES}}} {{{**EVOLUTION DE LA PRATIQUE DE LA PHOTO, DU THEATRE, DU CINEMA}}} Emergence d'un mouvement imprimé à l'image et d'une mise en scène de l'œuvre plastique, parcours, cheminement, promenade {{{**MOUVEMENT}}} La continuité du plan est capable de suggérer la continuité du mouvement, cela préfigure le cinéma et l’effet travellingmises en scène de l'image, le développement de son mouvement ou de la relation du spectateur avec l'image : pas d’histoire mais une narration induite où l’image passe et disparaît. {{{**MISE en SCENE}}} Espace de projection, installation des spectateurs sur des chaises, grandes images imprimées effet spectaculaire et vocation pédagogique et moralisatrice {{{**THEATRALISATION et NARRATION}}} Mise en espace de l’image : agrandissements, projections, installation dans l’espace (murs et sols), environnement, lecture orientée des images. Défilement qui donne vie aux personnages par des changements de voix et raconte une histoire {{{**IMMERSION et PRESENTATION}}} Panorama : vue en largeur d'un espace physique, les spectateurs, plongés dans la pénombre ou immergé dans une pièce éclairée, découvrent des images peintes ou imprimées sur une grande toile (éclairé par une source de lumière cachée pour Carmontelle et Kentridge) qui peut varier pour produire des effets de changement d’heure ou de temps effet synesthésiques {{{**ART et ARCHITECTURE}}} Projection lumineuse, notion de beauté alliée à celles de technique, d’observation et de création concept d’image… Kruger “re-naturalise” l’architecture à partir du langage {{{**NATURE ET STATUT RENOUVELE DE L’IMAGE}}} Impression, projection en direct, défilement, grands formats, images de propagande {{{**LUMIERE}}}  Usage de l’éclairage en direct pour « illuminer » l’image, ou pour rendre l’image plus « attirante » {{{**THEMATIQUES ISSUES DE LA SOCIETE}}} Thématiques travaillées autour de faits de société (divertissements, rencontres, féminité, pouvoir…) {{{**TEMPORALITE et SPATIALITE}}} Notion de Décor, effet spectaculaire ludique et vocation pédagogique et moralisatrice, environnement visuel et sonore, le spectateur est plongé dans l’image très grand format ce qui crée des effets de surprise {{{**INSTALLATION IN-SITU}}} Caractères nomades et éphémères de la monstration environnement pénétrable du spectateur avec déploiement dans l’espace  {{{PRATIQUE ARTISTIQUE}}} {{Dessin}} (sur papier, sur mur, sur écran) {{Peinture aquarelle, gouache}}, gomme et encre sur papier type Wathman ou de Chine, ou papier Velin, toile fine transparente, dessin à la mine : support sans grain, lisse et qui ne « boit » pas l’encre. Travail recto-verso pour donner plus d’intensité à l’illusion de la profondeur + collage des papiers par un ruban (padou) encollé en haut en bas des feuillets Reprise des codes de {{l’affiche publicitaire, 3 couleurs}} : blanc, noir, rouge et différents tons de gris, {{Typographie et police d’écriture}} : futura bold oblique ou helvetica ultra condensé, {{sérigraphie sur vinyle}} Mixage {{dessin, peinture, collage, projection d’ombres}} {{{DEMARCHE}}} {{{** CARMONTELLE : Les Quatre Saisons, 1798, transparent long de 42 mètres, aquarelle, gouache et encre de Chine sur 119 feuilles de papier doublé de soie. Sceaux, musée du Domaine départemental}}} {{{*** Affirme l’esprit Rococo du siècle des Lumières}}} Recherche de légèreté, goût de l’intimité par des scènes galantes mêlant érotisme et exotisme, scènes de genre (vie quotidienne, scènes de travail et de loisirs) aux teintes délicates et faussement naïves. {{{*** Joue avec la Transparence}}} L’œuvre est conçue pour être regardée en transparence, le dessin est déroulé, image par image, dans une boîte possédant 2 ouvertures, placée devant une fenêtre ou une chandelle, ce qui constitue sa modernité ; grandes toiles peintes, cadre de verre type « diapositive », rétroéclairage devant une fenêtre ou avec des bougies ; La toile est fixe, déployée en cercle autour du spectateur et éclairée par une lucarne au plafond. {{{*** Installe une nouvelle vision du Paysage}}} Représentation de la vie parisienne (posture et tenue vestimentaire féminines), botanique, architecture : scènes pittoresques fruits de séances d’observation sur le vif, inspirées du retour à la nature de Rousseau. Caractères nomades et éphémères de la monstration des transparents et multi sensoriels de leur réception environnement pénétrable du spectateur avec lumière, musique et déploiement dans l’espace : théâtralisation des arts plastiques au XXe, sorte de chambre sensorielle (espace plus ou moins clos) pour vivre une expérience esthétique originale comme une sorte de tableur qui se prolongerait au-delà de lui-même. {Figures marchant dans un parc}, 1783-1800, transparent situé au Musée Getty à Los Angeles, 47,3 x 377 cm {Promenade dans un parc}, années 1790, transparent situé au Musée du Louvre, 25 x 1300 cm {{«Carmontelle me montra cette sorte de lanterne magique si originale et de l'effet le plus agréable.»}}  F. De Genlis {{{** Barbara KRUGER : Untitled (Sans titre), 1994-95, dimensions variables, installation de sérigraphies photographiques sur papier. Cologne, museum Ludwig, collection Ludwig}}} Les photographies montrent des images oppressantes et irritantes d'êtres humains et des scènes de comportement anormal. 
Des slogans frappants comme : « Croyez comme nous » ou « Combattez comme nous » attaquent également le spectateur. 
Avec le mot « nous », le spectateur n'est pas seulement adressé directement, mais il montre également comment il peut être influencé.  {{{*** Photomonte des photographies de presse noir et blanc}}} Sources d’images empruntées à la presse, violence des images parlant des minorités ‘ethniques et sexuelles) soumises à l’autorité et aux stéréotypes sociaux. Sans faire de militantisme féministe, elle souhaite pénétrer les galeries et les musées, monde masculin, et en détourner les conventions. {{{*** Juxtapose des images et des slogans « chocs »}}} Textes brefs et agressifs sur des sujets de société de consommation écrits en caractère d’imprimerie, slogans composés de pronom « vous, vôtres, je, nous, eux… » ; le pronom « you » renvoie souvent au rapport de force homme/femme. {{{*** Affirme un art engagé}}} Réflexion sur les mécanismes visuels (puissance de l'image, du mot qui fait image) Utilisation du pouvoir de la propagande. {You are not yourself}, 1982, Photo collage, 182,9x121,9cm, collage image publicitaire, l’image donne l’impression d’un reflet dans un miroir brisé. {Untitled – Your body is a battleground}, 1989, sérigraphie sur vinyle, 284,48x284,48cm L’image montre le visage d'une femme divisé le long de l'axe verticale. Le côté gauche de l'image apparaît en positif et le droit en négatif. Ce procédé suggère une lutte intérieure entre le bien et le mal. {{«Il faut être fou pour ne pas croire au pouvoir du langage.»}} {{{** William KENTRIDGE : More Sweetly Play the Dance (Jouer la danse plus doucement), 2015, dimensions variables, installation vidéo 8 canaux haute définition, 15 min, avec 4 porte-voix. Ottawa, musée des beaux-arts du Canada.}}} {{{*** Réinvente le dessin}}} A partir d'un dessin unique au fusain, toujours sur la même feuille de papier, il retravaille certains éléments, en ajoute ou efface des parties, contrairement à la technique traditionnelle d'animation dans laquelle chaque mouvement est dessiné sur une feuille séparée. {{{*** Filme les étapes de création}}} Les différentes étapes sont filmées. Les vidéos et films conservent les traces des différentes étapes du dessin. Sur le papier ne subsiste que la dernière version, les autres ont disparu. {{{*** Anime ses découpages}}} Le dessin en ombre est une constante Raconte une histoire : Les concepts de temps et de changement sont également très présents : les traces de ce qui a été effacé sont encore visibles pour le spectateur. {{«A l’école du théâtre, j’ai beaucoup appris sur la réalisation et le dessin.»}} {{{ŒUVRES et REFERENCES}}} {{CINEMASCOPE et PRAXINOSCOPE}} : passage des heures et des saisons, scènes découvertes au fur et à mesure de l’action mécanique (les {{frères LUMIERE}}) {{EMAKIMONO}} (rouleaux peints du XIIe dans la tradition japonaise) et KAMISHIBAÏ (théâtre ancestral ambulant au Japon) {{LANTERNE MAGIQUE}} (boite percée dans laquelle la lumière extérieure passe par un trou, se réfléchit sur un miroir et vient frapper une plaque de verre peinte à la main qui est installée à l’envers à l’opposé de la source lumineuse. Par un phénomène optique, la lumière passe par une lentille et rétablit les images à l’endroit, projetées sur un mur ou drap) {{CHRONOPHOTOGRAPHIE}} brevetée en 1889 par J. E. {{MAREY}} et E. {{MUYBRIDGE}} E. {{LISSITSKY}} {Espace Proun}, 1923 A. {{RODTCHENKO}} Affiche publicitaire 1925 A.{{WARHOL}} {Marylin}, 1960 J. {{HOLZER}} {Truisms}, 1977-79 L. {{WEINER}} Documenta 13 à Cassel 2012 J. {{KOSUTH}} {One and Three Chairs}, 1970 J. {{HEARTFIELD}} Photomontages C. {{BOLTANSKI}} {le Théâtre d’ombres}, 1984-1997 E. {{PIGNON ERNEST}}, {Les expulsés}, 1978

Mise en scène de l’image

Document synthèse réalisé par Régis DARGNIER

  • Carmontelle, Louis Carrogis dit (1717-1806), Les Quatre Saisons, 1798, transparent long de 42 mètres, aquarelle, gouache et encre de Chine sur 119 feuilles de papier doublé de soie. Sceaux, musée du Domaine départemental ;
  • Barbara Kruger (1945-), Untitled (Sans titre), 1994-95, dimensions variables, installation de sérigraphies photographiques sur papier. Cologne, museum Ludwig, collection Ludwig ;
  • William Kentridge (1955-), More Sweetly Play the Dance (Jouer la danse plus doucement), 2015, dimensions variables, installation vidéo 8 canaux haute définition, 15 min, avec 4 porte-voix. Ottawa, musée des beaux-arts du Canada.

 BIOGRAPHIE

  Louis CARROGIS dit CARMONTELLE 1717-1806

Autodidacte de la peinture et du dessin, « amuseur » de la haute aristocratie

1744 ingénieur topographe lors des campagnes militaires (cartes et plans des fortifications) + troupe théâtrale
1769 : présentation d’une peinture sur une grande toile fine verticale rétro-éclairée par des pots à huile pour le mariage du duc de Chartres
1769-1774 : la « folie de Chartres » dessin du parc Monceau en jardin extraordinaire positionné sur les carreaux de verre des fenêtres
1783 : début de la série des 10 Transparents faisant défiler dans une boîte une bande enroulée, peinte de paysages grandioses et de scènes de genre, rétro-éclairée par le lumière d’une fenêtre.

 Barbara KRUGER 1945-

Artiste conceptuelle ; Intérêt pour les arts visuels, le design graphique, la poésie et l’écriture. Enseignante à l’Université de Californie à Los Angeles

1965 : fréquente la Parson School of Design à New York avec Diane Arbus (photographe)
1966 : travaille comme graphiste à la Condé Nast Publications : Revues « Mademoiselle » et « Vogue » + Graphiste et éditrice d’image dans les départements d’art « Maison et jardin »
Influencée par A. Warhol et les photomontages de J. Heartfield
1980 : artiste « politique » marquée par l’industrie culturelle
1987 : 1ere expo personnelle à la galerie Mary Boone à New York

  William KENTRIDGE 1965-

Artiste vidéo, graveur, peintre, sculpteur, cinéaste…
Dénonciateur des violences et des injustices sociales

1989 : 1e œuvre d’animation Drawing for projection dans laquelle les mouvements sont superposés et filmés ensemble
2012 : projet 6 Drawing Lessons qui traîte du travail d’atelier et de l’atelier comme espace mental

 CARACTERISTIQUES PLASTIQUES

 EVOLUTION DE LA PRATIQUE DE LA PHOTO, DU THEATRE, DU CINEMA

Emergence d’un mouvement imprimé à l’image et d’une mise en scène de l’œuvre plastique, parcours, cheminement, promenade

 MOUVEMENT

La continuité du plan est capable de suggérer la continuité du mouvement, cela préfigure le cinéma et l’effet travellingmises en scène de l’image, le développement de son mouvement ou de la relation du spectateur avec l’image : pas d’histoire mais une narration induite où l’image passe et disparaît.

 MISE en SCENE

Espace de projection, installation des spectateurs sur des chaises, grandes images imprimées effet spectaculaire et vocation pédagogique et moralisatrice

 THEATRALISATION et NARRATION

Mise en espace de l’image : agrandissements, projections, installation dans l’espace (murs et sols), environnement, lecture orientée des images. Défilement qui donne vie aux personnages par des changements de voix et raconte une histoire

 IMMERSION et PRESENTATION

Panorama : vue en largeur d’un espace physique, les spectateurs, plongés dans la pénombre ou immergé dans une pièce éclairée, découvrent des images peintes ou imprimées sur une grande toile (éclairé par une source de lumière cachée pour Carmontelle et Kentridge) qui peut varier pour produire des effets de changement d’heure ou de temps effet synesthésiques

 ART et ARCHITECTURE

Projection lumineuse, notion de beauté alliée à celles de technique, d’observation et de création concept d’image… Kruger “re-naturalise” l’architecture à partir du langage

 NATURE ET STATUT RENOUVELE DE L’IMAGE

Impression, projection en direct, défilement, grands formats, images de propagande

 LUMIERE

 
Usage de l’éclairage en direct pour « illuminer » l’image, ou pour rendre l’image plus « attirante »

 THEMATIQUES ISSUES DE LA SOCIETE

Thématiques travaillées autour de faits de société (divertissements, rencontres, féminité, pouvoir…)

 TEMPORALITE et SPATIALITE

Notion de Décor, effet spectaculaire ludique et vocation pédagogique et moralisatrice, environnement visuel et sonore, le spectateur est plongé dans l’image très grand format ce qui crée des effets de surprise

 INSTALLATION IN-SITU

Caractères nomades et éphémères de la monstration environnement pénétrable du spectateur avec déploiement dans l’espace 

 PRATIQUE ARTISTIQUE

Dessin (sur papier, sur mur, sur écran) Peinture aquarelle, gouache, gomme et encre sur papier type Wathman ou de Chine, ou papier Velin, toile fine transparente, dessin à la mine : support sans grain, lisse et qui ne « boit » pas l’encre. Travail recto-verso pour donner plus d’intensité à l’illusion de la profondeur + collage des papiers par un ruban (padou) encollé en haut en bas des feuillets

Reprise des codes de l’affiche publicitaire, 3 couleurs : blanc, noir, rouge et différents tons de gris, Typographie et police d’écriture : futura bold oblique ou helvetica ultra condensé, sérigraphie sur vinyle
Mixage dessin, peinture, collage, projection d’ombres

 DEMARCHE

  CARMONTELLE : Les Quatre Saisons, 1798, transparent long de 42 mètres, aquarelle, gouache et encre de Chine sur 119 feuilles de papier doublé de soie. Sceaux, musée du Domaine départemental

Affirme l’esprit Rococo du siècle des Lumières

Recherche de légèreté, goût de l’intimité par des scènes galantes mêlant érotisme et exotisme, scènes de genre (vie quotidienne, scènes de travail et de loisirs) aux teintes délicates et faussement naïves.

Joue avec la Transparence

L’œuvre est conçue pour être regardée en transparence, le dessin est déroulé, image par image, dans une boîte possédant 2 ouvertures, placée devant une fenêtre ou une chandelle, ce qui constitue sa modernité ; grandes toiles peintes, cadre de verre type « diapositive », rétroéclairage devant une fenêtre ou avec des bougies ; La toile est fixe, déployée en cercle autour du spectateur et éclairée par une lucarne au plafond.

Installe une nouvelle vision du Paysage

Représentation de la vie parisienne (posture et tenue vestimentaire féminines), botanique, architecture : scènes pittoresques fruits de séances d’observation sur le vif, inspirées du retour à la nature de Rousseau.

Caractères nomades et éphémères de la monstration des transparents et multi sensoriels de leur réception environnement pénétrable du spectateur avec lumière, musique et déploiement dans l’espace : théâtralisation des arts plastiques au XXe, sorte de chambre sensorielle (espace plus ou moins clos) pour vivre une expérience esthétique originale comme une sorte de tableur qui se prolongerait au-delà de lui-même.

Figures marchant dans un parc, 1783-1800, transparent situé au Musée Getty à Los Angeles, 47,3 x 377 cm Promenade dans un parc, années 1790, transparent situé au Musée du Louvre, 25 x 1300 cm

« Carmontelle me montra cette sorte de lanterne magique si originale et de l’effet le plus agréable. » F. De Genlis

  Barbara KRUGER : Untitled (Sans titre), 1994-95, dimensions variables, installation de sérigraphies photographiques sur papier. Cologne, museum Ludwig, collection Ludwig

Les photographies montrent des images oppressantes et irritantes d’êtres humains et des scènes de comportement anormal. 
Des slogans frappants comme : « Croyez comme nous » ou « Combattez comme nous » attaquent également le spectateur. 
Avec le mot « nous », le spectateur n’est pas seulement adressé directement, mais il montre également comment il peut être influencé. 

Photomonte des photographies de presse noir et blanc

Sources d’images empruntées à la presse, violence des images parlant des minorités ‘ethniques et sexuelles) soumises à l’autorité et aux stéréotypes sociaux. Sans faire de militantisme féministe, elle souhaite pénétrer les galeries et les musées, monde masculin, et en détourner les conventions.

Juxtapose des images et des slogans « chocs »

Textes brefs et agressifs sur des sujets de société de consommation écrits en caractère d’imprimerie, slogans composés de pronom « vous, vôtres, je, nous, eux… » ; le pronom « you » renvoie souvent au rapport de force homme/femme.

Affirme un art engagé

Réflexion sur les mécanismes visuels (puissance de l’image, du mot qui fait image)
Utilisation du pouvoir de la propagande.

You are not yourself, 1982, Photo collage, 182,9x121,9cm, collage image publicitaire, l’image donne l’impression d’un reflet dans un miroir brisé.

Untitled – Your body is a battleground, 1989, sérigraphie sur vinyle, 284,48x284,48cm

L’image montre le visage d’une femme divisé le long de l’axe verticale. Le côté gauche de l’image apparaît en positif et le droit en négatif. Ce procédé suggère une lutte intérieure entre le bien et le mal.

« Il faut être fou pour ne pas croire au pouvoir du langage. »

  William KENTRIDGE : More Sweetly Play the Dance (Jouer la danse plus doucement), 2015, dimensions variables, installation vidéo 8 canaux haute définition, 15 min, avec 4 porte-voix. Ottawa, musée des beaux-arts du Canada.

Réinvente le dessin

A partir d’un dessin unique au fusain, toujours sur la même feuille de papier, il retravaille certains éléments, en ajoute ou efface des parties, contrairement à la technique traditionnelle d’animation dans laquelle chaque mouvement est dessiné sur une feuille séparée.

Filme les étapes de création

Les différentes étapes sont filmées. Les vidéos et films conservent les traces des différentes étapes du dessin. Sur le papier ne subsiste que la dernière version, les autres ont disparu.

Anime ses découpages

Le dessin en ombre est une constante
Raconte une histoire : Les concepts de temps et de changement sont également très présents : les traces de ce qui a été effacé sont encore visibles pour le spectateur.

« A l’école du théâtre, j’ai beaucoup appris sur la réalisation et le dessin. »

 ŒUVRES et REFERENCES

CINEMASCOPE et PRAXINOSCOPE : passage des heures et des saisons, scènes découvertes au fur et à mesure de l’action mécanique (les frères LUMIERE)

EMAKIMONO (rouleaux peints du XIIe dans la tradition japonaise) et KAMISHIBAÏ (théâtre ancestral ambulant au Japon)

LANTERNE MAGIQUE (boite percée dans laquelle la lumière extérieure passe par un trou, se réfléchit sur un miroir et vient frapper une plaque de verre peinte à la main qui est installée à l’envers à l’opposé de la source lumineuse. Par un phénomène optique, la lumière passe par une lentille et rétablit les images à l’endroit, projetées sur un mur ou drap)

CHRONOPHOTOGRAPHIE brevetée en 1889 par J. E. MAREY et E. MUYBRIDGE

E. LISSITSKY Espace Proun, 1923
A. RODTCHENKO Affiche publicitaire 1925
A.WARHOL Marylin, 1960
J. HOLZER Truisms, 1977-79
L. WEINER Documenta 13 à Cassel 2012
J. KOSUTH One and Three Chairs, 1970
J. HEARTFIELD Photomontages
C. BOLTANSKI le Théâtre d’ombres, 1984-1997
E. PIGNON ERNEST, Les expulsés, 1978

Mise à jour : 13 janvier 2021