Arts plastiques

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REINER RUTHENBECK expose à la MCA (Amiens).

Mise à jour : 1er juin 2014

Jusqu’au 19 octobre 2014.

Cette exposition présente plus de 30 œuvres dont certaines réalisées sur place. Elle comporte des photographies des années 50/60, une grande peinture murale, des pièces au sol, (dont les 2 Papierhaufen (1970 et 1978/79) qui illustrent le passage de 3 états de la forme par un geste simple, banal et familier : le carré plat de la feuille, la boule du papier froissé et enfin la pyramide du tas), une grande suspension et une série de sculptures murales (1976-1997) qui ont la grâce du dessin.

« Né en 1937, l’artiste allemand Reiner Ruthenbeck commence sa carrière comme photographe. Les cadrages de ses photographies saisies dans la réalité urbaine quotidienne, trahissent un regard de plasticien préoccupé par l’organisation spatiale, les formes construites et le rapport entre l’objet et la lumière qui sont caractéristiques d’une vision et d’une disposition de sculpteur.

Il entre à la Kunstakademie de Düsseldorf en 1962 où il étudie avec Joseph Beuys. Dans un premier temps, ses sculptures s’inspirent d’objets familiers (cuillers, parapluies, échelles…) dont les formes sont décantées, épurées à l’extrême, d’une sobriété hiératique. Puis après une seconde phase de construction qui donne à ses créations des allures mobilières ou architectoniques, l’œuvre va évoluer vers une abstraction de plus en plus radicale, s’approchant au plus près de l’art conceptuel.

Reiner Ruthenbeck s’inscrit dans les courants des années 60, 70 qui s’intéressent à la nature des matériaux généralement pauvres, à l’entropie, (dont le tas est un des éléments manifestes), à la forme née de l’association de deux matériaux de nature opposée ou à la simple gravité.

Il sera entre autres expositions dans les lieux majeurs de l’art contemporain, un des acteurs importants des grandes manifestations organisées par Harald Szeeman : Quand les attitudes deviennent forme à la Kunsthalle de Berne en 1969 et la Dokumenta 1972.

Mais là où l’anti-form américain expose des situations brutes et brutales, (le déchet, la glue ou l’entassement chaotique), là où les japonais du Mono/Ha procèdent par simple rapprochement ou simple juxtaposition ( Mise en relation, Situations abandonnées à elles-mêmes), les pièces de Reiner Ruthenbeck sont raffinées et d’une grande légèreté. Elles ont la précision du dessin et sont l’objet d’une méticulosité exceptionnelle. Que ce soient de grandes installations dans l’espace ou de subtiles suspensions, tout l’œuvre de Reiner Ruthenbeck est conçu à partir d’un principe qui relève de ses positions philosophiques et qui engendre un mode opératoire : la notion de Polarité.

L’intervention de l’artiste consiste à faire se croiser, réagir ou s’équilibrer des éléments de nature distincte ou antagonistes. On peut opérer un croisement des couleurs opposées (le rouge et le bleu, le noir et le blanc), ou une rencontre de matériaux de nature différente (le dur et le mou, le rigide et le souple). La forme naît de cette rencontre et du point d’équilibre qui en accomplit l’unité. La forme advient sans artifice. Le mode opératoire en est immédiatement lisible.

Lorsque l’équilibre est trouvé, il en résulte un sentiment d’accomplissement unitaire qui est perçu par le spectateur comme une sensation d’équilibre mental, un suspens propice à la contemplation.
 »

Hubert Besacier commissaire de l’exposition.

Entrée gratuite.
Hall Matisse et Salle Giacometti –
Exposition ouverte du mardi au samedi, de 14h à 20h.
Le dimanche, de 14h à 19h.
L’exposition est fermée du 14 juillet au 19 août.
Réouverture le mardi 20 août à 14h.

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